Comment l’intelligence artificielle aide à booster les performances des sportifs

L’intelligence artificielle trouve son origine dans les travaux d’Alan Turing et son article Computing Machinery and Intelligence écrit en 1950. Selon Turing, le comportement intelligent d’un ordinateur peut se définir comme sa capacité à atteindre un niveau « humain » de performance dans des tâches cognitives. Parmi les travaux qu’il a réalisé, Turing a notamment exploré le problème de l’intelligence artificielle et inventé le test de Turing, qui permet de qualifier une machine de « consciente ».

Aujourd’hui l’IA se démocratise et ses applications les plus connues sont entre autres les assistants personnels, comme celui d’Amazon ou de Google. Les géants de l’Internet comme Facebook ou Apple investissent massivement dans l’Intelligence artificielle. On sait notamment que Facebook a ouvert un centre de recherche dans ce domaine à Paris et y a réinvesti 10 millions d’Euros en début d’année. On connaît également les travaux de Tesla ou Google Car sur les véhicules autonomes. L’intelligence artificielle est également utilisée dans le domaine sportif et permet non seulement de booster les performances mais aussi de motiver les sportifs et de les fédérer autour d’une communauté virtuelle.

On sait que la communauté sportive est de plus en plus connectée, et utilise de nombreuses applications et IOT destinés à la pratique du sport. On peut notamment penser aux montres connectées et aux applications associées, aux balances connectées, mais aussi aux applications bien-être ou santé permettant de suivre son régime alimentaire ou son niveau d’activité. Les sportifs bénéficient également des avancées technologiques de l’IA, notamment pour booster leurs performances ou se motiver.

Pour booster les performances

La start-up PIQ, se donne pour mission de booster les performances des sportifs dans les domaines du tennis, de la boxe, du golf, du ski et du kiteboard, via l’analyse des mouvements des sportifs notamment grâce à son PIQ Robot qui collecte et analyse les données et Gaïa, une intelligence artificielle qui comprend et apprend les gestes des sportifs dans différents domaines. Le concept permet ensuite de conseiller les sportifs pour s’améliorer dans leur domaine. Les investisseurs dans la start-up sont notamment Foxconn, l’un des plus importants fabricants de matériel électronique chinois et Swisscom, l’opérateur télécom suisse. La start-up est la filiale dédiée au sport de la holding suisse Octonion. La plateforme d’intelligence artificielle a été développée avec l’école polytechnique de Lausanne, qui permet de gérer et d’analyser, en temps réel, les données transmises par des capteurs. Preuve du succès commercial de l’AI, la start-up a développé des partenariats avec Rossignol ou Babolat, des marques d’équipements sportifs.

Pour se motiver

Vi est une application activée par la voix et couplée à un casque audio qui fournit un retour en temps réel sur les performances du sportif pendant sa séance selon des paramètres définis par l’utilisateur (amélioration de la performance, perte de poids, …) et les informations captées lors de la séance (rythme cardiaque, …) le tout couplé à une application mobile. Le concept se veut être un coach personnel qui s’adapte au niveau de l’athlète coaché.

On note aussi l’arrivée d’Olo, une jeune start-up française qui se définit comme étant à la croisée des chemins entre l’influencer marketing, l’IA ou le quantified self. Le concept vient juste d’être lancé en février 2018. Un chatbot messenger permet de motiver et regrouper la communauté de runners autour de challenges de groupe et individuels. Le bot envoie régulièrement des messages à destination de la communauté pour motiver autour de défis proposés par les partenaires en faisant gagner des produits en relation avec le sport. Il s’agit d’un modèle assez ludique dont le business model est centré sur la communauté générée autour du concept.

La croisée des chemins 

Aujourd’hui, l’AI ne se conçoit plus seule, elle est très souvent couplée à l’IOT, au cloud computing, et au Big Data. C’est probablement dans cette direction que s’orienteront les futurs projets des GAFA et BATX. On peut également imaginer que les équipementiers sportifs sont très friands des données collectées par les différentes applications ou des communautés créées autour de centres d’intérêts sportifs. Les projets futurs seront donc sans doute amenés à intégrer encore plus les dernières avancées technologiques dans le domaine sportif. On retrouve ici la notion de transhumanisme, notamment via l’amélioration des performances physiques des sportifs et la volonté de progresser.

Auteur : Valérie Glaentzlin.
Retrouvez son blog sport, son compte Instagram et Facebook.

 

Sources

Negnevitsky, Michael.
Artificial intelligence: a guide to intelligent systems, Pearson Education, 2005

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Turing

https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_artificielle

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/06/02/32001-20150602ARTFIG00161-facebook-ouvre-a-paris-un-centre-de-recherche-sur-l-intelligence-artificielle.php

https://www.nouvelobs.com/sport/20161125.OBS1751/tennis-ski-golf-quand-l-intelligence-artificielle-vient-au-service-du-sport.html

 

 



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